Super Mario bros The Fall Guy KV21
Affiche Kaamelott

Kaamelott, 2e volet, partie 1


Introduction


Alexandre Astier montre toute son ambition et son amour pour Kaamelott. Fort d’un budget de plus de 39 millions d’euros pour les 2 parties du 2e volet, je dois le dire, je me demanderai toujours si cette trilogie (promesse initiale d’Astier) est devenue une quadrilogie pour absorber le manque à gagner du 1er film (qui a subi la pandémie, les passes sanitaires et qui méritait mieux que ses 21 millions d’euros de recettes, pour un budget de 15) Il faudra donc suivre les chiffres de ces 2 parties de ce 2e volet (ouais, c’est dur à suivre) afin de voir comment (et si) un 3e volet verra le jour. Et c’était très mal parti dès le départ, avec le refus de Franck Pitiot de reprendre le rôle de Perceval, grand vide qui a donné lieu à beaucoup de commérage avant que Franck lui-même ne vienne rétablir les faits. Encore un film dont les coulisses deviennent autant intéressants que l’œuvre, mais nous n’allons pas parler de tout cela, la promo est achevée, le film est sorti, et après une chouette séance, je peux livrer une analyse.


Mise en scène


C’est là où on sent le budget du film : le film est beau. Tourné en France dans plusieurs châteaux et monastères, le film a aussi été tourné à Malte et en Islande. Fort d’une distribution de 78 acteurs, beaucoup de personnages se succèdent à l’écran et c’est surement là ou ce 2e chapitre, découpé en deux trouve son sens, une telle histoire (les différentes quêtes des nouveaux chevaliers de cette nouvelle table ronde) demandait beaucoup de temps et on sait très bien que les salles de cinéma rechignent à diffuser des films de 4 heures (ça réduit fortement le nombre de séances) et il aurait été casse-gueule de rentrer une telle fresque en 2 heures.


Les répliques fusent et on retrouve la maitrise du verbe chère à Astier. C’est d’ailleurs reproché au film, beaucoup de paroles et peu d’action, cependant nous avons droit à quelques scènes mémorables d’héroic-fantasy, une araignée et une créature horrible dont le nom ne me revient pas !! (Un Gnome, un troll ?)


Les costumes font aussi le job, exit la tenue horrible de Lancelot du 1er, nous avons droit a un formidable travail de la cheffe costumière !

La dame du lac La dame du lac La dame du lac

Au niveau de la narration, le fait de faire le film en 2 parties fait penser au travail des frères Russo pour la saga de l’infini chez Marvel ou celui de Louis Leterrier pour la saga Fast and Furious : tous les héros dispersés en petit groupe se retrouvent en difficulté en fin de première partie. Le cliffangher était d’usage, et nous avons donc aussi droit à la scène post générique. D’ailleurs en parlant d’équipes, mention spéciale à Redouane Bougheraba, Clovis Cornillac et Guillaume Galienne qui nous offre un aspect du film mémorable, entre comédie et notions maléfiques, c’est là ou maitrise d’Astier est palpable.


Montage

Le montage est propre, toujours piloté par Astier, aucune erreur de raccord n’a été observé (bon, je n’ai vu le film qu’une fois) et le rythme est bon, je ne me suis pas ennuyé une seule fois. Toujours un personnage pour relancer le rythme ou donner du souffle.

Musique

Encore une fois, Astier aux manettes de la musique du film. Ecoutée sur Spotify, la musique reste proche du 1er film, donc fonctionne. Elle est belle, mais pas assez audible en visionnage. Mon conseil pour l’apprécier : écoutez la hors film, afin de la considérer en tant que telle (punchline, oui !)

Conclusion

Bien meilleur que le 1er volet, ce 2e chapitre, scindé en deux, fait le job et j’ai hâte de le revoir à la maison.

Note

★★★★★

Ma note : 5/5

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Affiche Super Mario bros

Super Mario bros


Introduction


Nous partions de loin avec ce film, surtout après l’adaptation de 1993. A vrai dire, à l’annonce officielle du film, j’ai grincé des dents au début, l’aura du film de 1993 (voir cas d’école sur ce film) est revenue dans ma tête aussitôt. Par la suite, le 1er trailer et surtout le 2e , sont sortis dans la foulée, en octobre et novembre 2023


Mario et Luigi Mario et Peach Mario face à Bowser

Mise en scène


Ce film est le fruit d’un travail et d’une réflexion considérable, même s’il semble basique dans son approche (une princesse, un méchant et un 3e acte)


Adapter ce type de produit peut vite devenir un casse-tête si on se précipite. Le film est là pour vendre un univers complet, de la nostalgie et des références sans perdre de vue que l’on a une histoire à raconter, et surtout un monde à créer, à rendre accessible et crédible, tout en prenant le parti de ne pas tout justifier (sinon cela aurait été casse-gueule)


Mario avec un power-up Course de karts arc-en-ciel Luigi prisonnier de Bowser

Un exemple concret de brainstorming qui a du se dérouler : Quid des power-up ? Ils sont absents du film de 1993 (Oui, Nintendo a tellement souffert de ce film que ça a dû souvent être un outil de comparaison) mais pouvons-nous les mettre et où ? Dans New-York ? Au royaume champignon ? Et surtout doit on tout justifier comme beaucoup d’adaptations essaient de rendre crédibles et concrets des univers qui repoussent l’imaginaire, le raisonnable etc ?


Et la meilleure réponse à toutes ces questions est de ne pas s’en embarrasser, de devoir justifier la présence de boites magiques qui flottent au-dessus du ciel etc…. Bon bien sûr, la plupart des éléments cultes du jeu, obtiennent une justification utile dans le film (les tuyaux, les pièces etc…) et le meilleur atout de ce film est d’éviter les longues scènes d’exposition qui doivent tout justifier.


Et sur cette base, on nous offre un film court (1h23, hors crédits) au débit infernal. Quand je disais qu’ils s’étaient débarrassés de tout devoir d’introduction du monde, ils ont aussi esquivé toute scène d’exposition, ce que l’on doit apprendre à propos de l’univers ou des personnages, on l’apprendra dans l’action.


Autrement, la princesse n’est plus à sauver, dans cette histoire, le personnage à sauver est Luigi, prisonnier de Bowser, qui veut épouser la princesse. La princesse ne veut pas, et veut stopper Bowser. Voulant sauver son frère, Marion accompagne la princesse vers le sauvetage du royaume et de Luigi. Ils demandent de l’aide au royaume des Kongs et passent par une course de Kart, qui sera prétexte à un court échec/remise en question avant le 3E acte ou tout le monde gagne, leçons de vie incluse. (Franchement c’est comme ça que tu vis le film) parce que tes yeux et ton esprit sera dans les détails : les costumes, décors, accessoires de décors, easter eggs, références aux jeux, a l’univers de Nintendo et autres délices qui justifie encore sa raison d’être : un film généreux pour les fans. Pour vous dire, après peut-être une cinquantaine de visionnages d’agrément avec mes fils, je découvre encore de nouvelles petites surprises.


Mario avec un power-up Course de karts arc-en-ciel Luigi prisonnier de Bowser

Super Mario bros est un beau film, les décors sont somptueux, riches, les couleurs sont belles, les costumes sont ultra détaillés comme le reste des textures, matières et éléments (bois, eaux colorées, jusqu’aux pneus des karts etc…)


L’animation est magnifique, rien que la course de karts est une masterclasse (une séquence hybride mi Mad-Max, mi-Michael Bay dans un arc en ciel de couleurs et nuages) les mouvements de caméra et transitions de cette séquence sont une pure réussite.


Combat contre Bowser Scène gameplay top-shot Détails des décors et costumes

Le film nous offre aussi la séquence dont rêve tout joueur, celle qui lie vraiment le jeu vidéo au film, en mode gameplay, qui est très courte, une minute trente je crois, mais qui est un pur kif de fan. Le film a tout fait pour ne pas être une démo de jeu vidéo, il s’est pas mal affranchi de ça, mais a quand même tenu a nous offrir ce top-shot de malade !

Mario avec un power-up Course de karts arc-en-ciel Luigi prisonnier de Bowser

Donc avec toutes ces qualités : un script simple facile à suivre, une richesse visuelle et de détails, des références à foison, une animation de très grande qualité en font un film quasi parfait, respectant ses promesses, on obtient une quasi-perfection, et c’est rare ! Merci !

Montage

Le montage est bon, les plans soufflent bien et les mouvements de caméra sont nombreux, inventifs et ne donnent pas mal au crane parce qu’ils ne sont pas coupés au hachoir et vraiment, même si le film va a toute vitesse, le montage est ironiquement aeré, laissant place aux mouvements de camera qu’aux coupes de plans.

Musique

Le travail de Bryan Tyler sur la musique de Koji Kondo est très bon. Déjà l’insertion des titres dans le film est subtile, organique, elle est faite en fonction des situations et s’invite même dans les objets du film (Toad qui joue de la flute un des thèmes, Bowser en joue un autre au piano)

Bowser jouant du piano Toad jouant de la flûte Scène musicale orchestrale

Conclusion

Un exercice réussi !

Note

★★★★★

Ma note : 5/5

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Affiche The Fall Guy

The Fall Guy

Introduction

David Leitch nous propose une lettre d’amour du cinéma romantique et d’action. Ce film est un réel hommage aux cascadeurs et autres métiers de l’ombre dont on parle peu. Avec un langage cinématographique accru et une pertinente immersion en plateau, David Leitch nous offre une pépite pertinente. Pas étonnant que Spielberg ait autant aimé et validé le film !

Parler de The fall guy revient déjà à préciser qu’il n’a très peu de liens avec la série télé à part le titre, le nom et prénom du héros et une apparition de Lee Majors et sa co-star Heather Thomas. Colt Seavers n’est plus chasseur de primes, juste un cascadeur sur le retour, après une cascade ratée qui aurait pu être fatale. Il se retrouve malgré lui mêlé à une affaire de meurtre et de manipulation.

Mario et Luigi Mario et Peach Mario face à Bowser

Mise en scène

David Leitch aime le cinéma et les cascadeurs.


A ce titre, il nous offre peut-être son film le plus personnel, voir le plus autobiographique tant on ressent son amour pour le cinéma, et pas celui des salles de cinéma, celui des plateaux : ou les artistes et auteurs viennent proposer leur idées a un réal qui jongle avec les techniciens, la pyro et autres corps de métier.

Avec The fall guy, il crée un film hors-catégorie, jonglant avec les hommages aux films d’amour et d’action, le tout dans un film au langage cinématographique poussé, analysant parfois même certaines œuvres du passé. Le cinéma est dans toutes les couches du scénario : on est dans un film de cinéma, ou les gens font un film de cinéma et utilisent des références de films de cinéma pour parler, et ça passe en plus !

Aussi, comme il nous l’avait prouvé dans Bullet train, David Leitch excelle dans l’art du fusil de Tchekov dont ce film est blindé, avec d’autres clins d’oeil etc…

Mario et Luigi Mario et Peach Mario face à Bowser

Montage

Adepte des montages qui claquent (sa référence reste encore Bullet train) David Leitch nous propose un montage percutant pour ce film, enchainant les séquences parallèles, il accentue le punch des mises en scènes, les raccorde aussi pour faire un tout.

Mario et Luigi Mario et Peach Mario face à Bowser

Musique

Dominic Lewis signe une composition au top, utilisant à foison et intelligemment le titre de Kiss, incluant une reprise de Yungblud, et ce film propose la meilleure utilisation possible du hit Against all odds de Phil Collins

Conclusion

The fall guy est une pépite, un bonbon hors catégorie tellement polyvalent qu’on ne sait où le classer.

Note

★★★★★

Ma note : 4.5/5

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